Votre tête pèse entre 5 et 6 kilos. En position éveillée, les muscles du cou la maintiennent en place sans effort conscient.
Mais quand vous vous endormez, ces muscles se relâchent. Et votre tête, livrée à elle-même, fait ce que fait tout objet de 5 kilos sans support : elle tombe.
En avion, assise dans un siège incliné à peine de quelques degrés, elle tombe vers l'avant.
Menton contre poitrine. Nuque pliée à un angle qui n'a rien de naturel.
Et elle reste comme ça. Pendant des heures.
Les muscles s'étirent au-delà de leur position normale. Les vertèbres cervicales subissent une pression inhabituelle. Les nerfs sont comprimés.
Au réveil, la douleur est là. Raideur. Tension. Parfois des maux de tête. Et ce n'est que le début.
Car pendant que vous récupérez de votre vol, vos vacances ont commencé. Sauf que vous n'êtes pas vraiment là. Vous êtes concentré sur cette gêne dans le cou. Vous évitez certains mouvements. Vous prenez un Doliprane en espérant que ça passe vite.
Les deux ou trois premiers jours du voyage, ceux où vous devriez découvrir, explorer, profiter — vous les passez à récupérer d'un vol.